Le baobab et le guérisseur: utilisation dans la pharmacopée
Encore une anecdote: c’est Alpini qui a reconnu le premier la nature végétale de la poudre transportée par caravanes de l’Afrique tropicale et exportée vers l’Europe, où elle était utilisée sous le nom de «terre sigillée de Lemnos » ou « terra lemnia » et nom de Lesbos, comme le rapportent Corréard et Savigny dans « Naufrage de la frégate La méduse », bien que certains commentaires laissent penser que la dernière appellation pouvait être un argument de vente plus efficace!
Toutes les parties de l’arbres constituent des médicaments:
Les feuilles sont utilisées comme:
· Antidiarrhéique, fébrifuge (tisane, lotion de feuilles bouillies)
· Anti-inflammatoire (en compresses, en lotions chaudes)
· Antifilarien (en compresses sur les parties douloureuses renfermant le ver de Guinée)
Le « lalo » (feuilles desséchées réduites en poudre) est antianémique, antirachitique, tonique, émollient, anti-dysentérique, antiasthmatique, antirhumatismal.
La pulpe est antidiarrhéique, anti-antalgique, antidysentérique, antivarioleuse et antirougeoleuse.
L’écorce est fébrifuge, anti-inflamatoiredu tube digestif, antihemorragique.
La fibre du fruit (en décoction) est emménagogue et antidiarrhéique pour les enfants (c’est l’indication retenue par Enda-Santé)

