BAOBAB EN BLOG

Le baobab en timbres, cartes postales, vieux papiers, etc …

Archive de mars, 2008

 Première page Précédente 1 sur 1 Suivante Dernière page

Préparation du « bouye », boisson sénégalaise

Samedi 15 mars 2008

Cette boisson est fabriquée à partir de la pulpe du fruit du baobab appelée aussi « pain de singe« .

  • Photo 1 et 2 : Présentation et aspect du « pain de singe » séché. On distingue légèrement la graine cachée sous la pulpe.

  • Photo 3 et 4 : Mettre à tremper 200g de « pain de singe » dans 1 litre d’eau. Après quelques minutes, la pulpe devient transparente.

  • Photo 5 et 6 : Frottez la pulpe trempée entre les mains pour la séparer des graines.

  • Photo 7 et 8 : Filtrez la préparation pour séparer le jus et les graine.

  • Photo 9 et 10 : Sucrez avec 200 de sucre de canne, laissez dissoudre, mettre au frais et après rafraichissement dégustez … quelques gouttes de vanille liquide parfument agréablement cette boisson (si vous trouvez la boisson trop concentrée en sucre vous pouvez augmenter la quantité d’eau)

bouye_01.JPGbouye_02.JPG

bouye_03.JPGbouye_05.JPG

bouye_07.jpgbouye_08.jpg

bouye_09.jpgbouye_10.jpg

bouye_11.jpg

bouye_12.JPG

Le jardin du baobab (2)

Lundi 10 mars 2008

Extrait du chapitre 5 du livre « Le petit Prince » d’Antoine de St Exupéry :

Le Petit Prince (chapitre 5)

 

Chaque jour j’apprenais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur le voyage. Ça venait tout doucement, au hasard des réflexions. C’est ainsi que, le troisième jour, je connus le drame des baobabs.

Cette fois-ci encore ce fut grâce au mouton, car brusquement le petit prince m’interrogea, comme pris d’un doute grave:

- C’est bien vrai, n’est-ce pas, que les moutons mangent les arbustes ?

- Oui. C’est vrai.

– Ah! Je suis content.

Je ne compris pas pourquoi il était si important que les moutons mangeassent les arbustes. Mais le petit prince ajouta:

– Par conséquent ils mangent aussi les baobabs ?

Je fis remarquer au petit prince que les baobabs ne sont pas des arbustes, mais des arbres grand comme des églises et que, si même il emportait avec lui tout un troupeau d’éléphants, ce troupeau ne viendrait pas à bout d’un seul baobab.

L’idée du troupeau d’éléphants fit rire le petit prince:

– Il faudrait les mettre les uns sur les autres…

Mais il remarqua avec sagesse:

– Les baobabs, avant de grandir, ça commence par être petit.

– C’est exact ! Mais pourquoi veux-tu que tes moutons mangent les petits baobabs ?

Il me répondit: « Ben! Voyons! » comme s’il s’agissait là d’une évidence. Et il me fallut un grand effort d’intelligence pour comprendre à moi seul ce problème.

Et en effet, sur la planète du petit prince, il y avait comme sur toutes les planètes, de bonnes herbes et de mauvaises herbes. Par conséquent de bonnes graines de bonnes herbes et de mauvaises graines de mauvaises herbes. Mais les graines sont invisibles. Elles dorment dans le secret de la terre jusqu’à ce qu’il prenne fantaisie à l’une d’elles de se réveiller. Alors elle s’étire, et pousse d’abord timidement vers le soleil une ravissante petite brindille inoffensive. S’il s’agît d’une brindille de radis ou de rosier, on peut la laisser pousser comme elle veut. Mais s’il s’agit d’une mauvaise plante, il faut arracher la plante aussitôt, dès qu’on a su la reconnaître. Or il y avait des graines terribles sur la planète du petit prince… c’étaient les graines de baobabs. Le sol de la planète en était infesté. Or un baobab, si l’on s’y prend trop tard, on ne peut jamais plus s’en débarrasser. Il encombre toute la planète. Il la perfore de ses racines. Et si la planète est trop petite, et si les baobabs sont trop nombreux, ils la font éclater.

« C’est une question de discipline, me disait plus tard le petit prince. Quand on a terminé sa toilette du matin, il faut faire soigneusement la toilette de la planète. Il faut s’astreindre régulièrement à arracher les baobabs dès qu’on les distingue d’avec les rosiers auxquels ils ressemblent beaucoup quand ils sont très jeunes. C’est un travail très ennuyeux, mais très facile. »

Et un jour il me conseilla de m’appliquer à réussir un beau dessin, pour bien faire entrer ça dans la tête des enfants de chez moi. « S’ils voyagent un jour, me disait-il, ça pourra leur servir. Il est quelquefois sans inconvénient de remettre à plus tard son travail. Mais, s’il s’agit des baobabs, c’est toujours une catastrophe. J’ai connu une planète, habitée par un paresseux. Il avait négligé trois arbustes… »

Et, sur les indications du petit prince, j’ai dessiné cette planète-là. Je n’aime guère prendre le ton d’un moraliste. Mais le danger des baobabs est si peu connu, et les risques courus par celui qui s’égarerait dans un astéroïde sont si considérables, que, pour une fois, je fais exception à ma réserve. Je dis: « Enfants! Faites attention aux baobabs ! » C’est pour avertir mes amis d’un danger qu’ils frôlaient depuis longtemps, comme moi-même, sans le connaître, que j’ai tant travaillé ce dessin-là. La leçon que je donnais en valait la peine. Vous vous demanderez peut-être: Pourquoi n’y a-t-il pas, dans ce livre, d’autres dessins aussi grandioses que le dessin des baobabs ? La réponse est bien simple: J’ai essayé mais je n’ai pas pu réussir. Quand j’ai dessiné les baobabs j’ai été animé par le sentiment de l’urgence.

 

Antoine de St EXUPERY

Le jardin du baobab

Lundi 10 mars 2008

Un extrait de livre tiré de « Tartarin de Tarascon » d’Alphonse Daudet

Le Jardin du baobab

Ma première visite à Tartarin de Tarascon est restée dans ma vie comme une date inoubliable ; il y a douze ou quinze ans de cela, mais je m’en souviens mieux que d’hier. L’intrépide Tartarin habitait alors, à l’entrée de la ville, la troisième maison à gauche sur le chemin d’Avignon. Jolie petite villa tarasconnaise avec jardin devant, balcon derrière, des murs très blancs, des persiennes vertes, et sur le pas de la porte une nichée de petits Savoyards jouant à la marelle ou dormant au bon soleil, la tête sur leurs boîtes à cirage. Du dehors, la maison n’avait l’air de rien. Jamais on ne se serait cru devant la demeure d’un héros.

Mais quand on entrait, coquin de sort !… De la cave au grenier, tout le bâtiment avait l’air héroïque, même le jardin !…

Ô le jardin de Tartarin, il n’y en avait pas deux comme celui-là en Europe. Pas un arbre du pays, pas une fleur de France ; rien que des plantes exotiques, des gommiers, des calebassiers, des cotonniers, des cocotiers, des manguiers, des bananiers, des palmiers, un baobab, des nopals, des cactus, des figuiers de Barbarie, à se croire en pleine Afrique centrale, à dix mille lieues de Tarascon. Tout cela, bien entendu, n’était pas de grandeur naturelle ; ainsi les cocotiers n’étaient guère plus gros que des betteraves, et le baobab (arbre géant, arbor gigantea) tenait à l’aise dans un pot de réséda ; mais c’est égal ! Pour Tarascon, c’était déjà bien joli, et les personnes de la ville, admises le dimanche à l’honneur de contempler le baobab de Tartarin, s’en retournaient pleines d’admiration.

Pensez quelle émotion je dus éprouver ce jour-là en traversant ce jardin mirifique !… Ce fut bien autre chose quand on m’introduisit dans le cabinet du héros. Ce cabinet, une des curiosités de la ville, était au fond du jardin, ouvrant de plain-pied sur le baobab par une porte vitrée.

Imaginez-vous une grande salle tapissée de fusils et de sabres, depuis en haut jusqu’en bas, toutes les armes de tous les pays du monde : carabines, rifles, tromblons, couteaux corses, couteaux catalans, couteaux-revolvers, couteaux-poignards, kriss malais, flèches caraïbes, flèches de silex, coups-de-poing, casse-tête, massues hottentotes, lassos mexicains, est-ce que je sais ! Par là-dessus, un grand soleil féroce qui faisait luire l’acier des glaives et les crosses des armes à feu, comme pour vous donner encore plus la chair de poule… Ce qui rassurait un peu pourtant, c’était le bon air d’ordre et de propreté qui régnait sur toute cette yataganerie. Tout y était rangé, soigné, brossé, étiqueté comme dans une pharmacie ; de loin en loin, un petit écriteau bonhomme sur lequel on lisait : « Flèches empoisonnées, ne touchez pas ! » ou: « Armes chargées, méfiez-vous ! » Sans ces écriteaux, jamais je n’aurais osé entrer… Cet homme, c’était Tartarin, Tartarin de Tarascon, l’intrépide, le grand, l’incomparable Tartarin de Tarascon.

Alphonse Daudet

Les usages du baobab : le baobab et la cuisine

Vendredi 7 mars 2008

Le baobab et la cuisine

Les feuilles sont récoltées en juin, peu après leur épanouissement, elles sont bouillies et servies comme des épinards. Elles peuvent aussi être séchées au soleil, réduites en poudre et conservées d’une année sur l’autre. Cette poudre (lalo) est incorporée aux céréales (à la farine de mil ou dans les suces pour la préparation de couscous). Les feuilles sont riches en calcium, en fer, en protéines et en lipides.

Les graines contiennent de l’huile alimentaire et sont utilisées à l’occasion de certaines fêtes au Sénégal après des préparations diverses: torréfaction, trempage, fermentation. Elles sont grillées pendant les périodes de famines.

Le fruit est trempé dans l’eau pour séparer la pulpe des fibres et des graines. La pulpe est utilisée pour confectionner des bouillies pour les enfants, mélangées avec du mil et de la pâte d’arachide, elle permet de préparer le « ngalakh », plat du vendredi saint chez les catholiques.

Elle sert également pour le caillage du lait chez les bergers. Enfin, parfumée à la fleur d’oranger ou à la muscade, elle est utilisée pour la fabrication de boissons rafraîchissantes ou de crèmes glacées.

La racine des jeunes plants est quelquefois consommée cuite par les enfants, et les jeunes plants eux-mêmes comme des asperges.

En brousse, cette consommation des éléments de cet arbre providentiel est souvent une nécessité, mais en ville, ces mêmes produits sont recherchés par les ménagères.

En pays Bassari, le fruit est aussi un met de choix pour le génie Xwety-Omak: « Ce génie est un géant efflanqué se déplaçant uniquement la nuit. Grand amateur de pain de singe, il se tient debout sous les baobabs pour cueillir directement les fruits. Sa récolte faite, il la charge sur ses épaules et s’éloigne en croquant les graines. C’est alors que les villageois entendent sa marche rythmée par l’entrechoc des coquilles ensachées. Tout en cheminant, Xwety-Omak pratique un petit trou à l’extrémité de chaque fruit dont il aspire le contenu. A son image, les enfants percent les pains de singes, y versant de l’eau qu’ils boivent ensuite, mais jamais, ils ne réussissent comme lui à vider complètement le fruit de ses graines solidement fixée à l’intérieur. Xwety-Omak se désintéresse des affaires humaine. Il mène une existence solitaire et ne réclame aucune âme en échange de l’exclusivité de sa nourriture ».

Les Usages du baobab: Le baobab et le guérisseur: utilisation dans la pharmacopée

Samedi 1 mars 2008

Le baobab et le guérisseur: utilisation dans la pharmacopée

Encore une anecdote: c’est Alpini qui a reconnu le premier la nature végétale de la poudre transportée par caravanes de l’Afrique tropicale et exportée vers l’Europe, où elle était utilisée sous le nom de «terre sigillée de Lemnos » ou « terra lemnia » et nom de Lesbos, comme le rapportent Corréard et Savigny dans « Naufrage de la frégate La méduse », bien que certains commentaires laissent penser que la dernière appellation pouvait être un argument de vente plus efficace!

Toutes les parties de l’arbres constituent des médicaments:

Les feuilles sont utilisées comme:

· Antidiarrhéique, fébrifuge (tisane, lotion de feuilles bouillies)

· Anti-inflammatoire (en compresses, en lotions chaudes)

· Antifilarien (en compresses sur les parties douloureuses renfermant le ver de Guinée)

Le « lalo » (feuilles desséchées réduites en poudre) est antianémique, antirachitique, tonique, émollient, anti-dysentérique, antiasthmatique, antirhumatismal.

La pulpe est antidiarrhéique, anti-antalgique, antidysentérique, antivarioleuse et antirougeoleuse.

L’écorce est fébrifuge, anti-inflamatoiredu tube digestif, antihemorragique.

La fibre du fruit (en décoction) est emménagogue et antidiarrhéique pour les enfants (c’est l’indication retenue par Enda-Santé)

 Première page Précédente 1 sur 1 Suivante Dernière page
 Première page Précédente 1 sur 1 Suivante Dernière page